Mon dernier Tangka

Tangka: comment se comprendre… en se faisant plaisir?

Il y a 25 ans (j’avais 10 ans, et oui), j’ai découvert une technique fantastique et de surcroit magnifique pour apprendre à mieux se connaître.
C’est une technique qui demande un peu de patiente et pourtant qui offre un résultat très rapide.

Mais ce n’est pas tout, cette technique a un tas d’autres avantages: détente, confiance en soi, aide à la méditation, canalise, recentre, développe la créativité, développe le sens de l’observation et j’en passe.

Si je vous parle de cette technique, c’est parce qu’elle est malheureusement très peu connu.
Mais ceux qui la pratique sont tous unanimes: c’est génial.

Mais alors c’est quoi ce truc miraculeux?
C’est l’art des Tangkas.
C’est un art traditionnel tibétain. Il représente les divinités bouddhistes. Il est possible de représenter les divinités sans pour autant être bouddhiste. Si vous voulez savoir exactement ce qu’est un Tangka, venez voir cet article: soyez incollable sur les Tangkas en 20 points.

Tangka traditionnel
Tangka traditionnel

Pourquoi une nouvelle façon de se découvrir?

En fait, ce n’est pas nouveau du tout. L’art des Tangkas est très ancien.
Alors certes cet art était le moyen de transmettre et propager le bouddhisme, mais grâce à la technique de réalisation, cela va bien plus loin.

En effet, pour la réalisation d’un Tangka, il y a une trame aux mesures de la personne qui le réalise pour respecter les proportions.
C’est l’aspect « aux mesures de la personne » qui nous intéresse. En gros, celui qui représente une divinité, se représente également. C’est très personnel.

A travers les traits de la divinité, les traits de la personne qui le dessine apparaissent.
Il est alors possible d’interpréter le dessin.

Ce qui est génial, c’est que l’on peut dessiner 10 fois la même divinité, aucune ne se ressemblera. Parce qu’elle sera réalisée à différent moment, et que nous évoluons en permanence.
C’est donc un excellent indicateur de ce que nous vivons et comment nous vivons les choses de la vie.
Cette technique peut nous apprendre énormément sur nous-mêmes. Des blocages ou des facilités apparaissent parfois très nettement.

Tête de Boddhisatva
Tête de Boddhisatva

Pour vous donner un exemple, une personne qui a des problèmes de vue va avoir énormément de mal à dessiner les yeux. De même, une personne qui a du mal à communiquer va avoir des difficultés pour représenter la bouche.

Et vous savez quoi? Grâce à ce dessin, il est possible de lever certains blocages.

Lever les blocages

C’est ça la magie de la chose. Pouvoir régler ses problèmes en s’amusant et en réalisant une véritable œuvre d’art.
Lorsque vous dessinez une divinité et que vous tombez sur une difficulté technique, vous allez faire, refaire, refaire encore pour réussir votre dessin. Et bien en faisant cela, vous travaillez sans le savoir sur votre blocage.  Une fois que votre dessin vous convient, vous aurez certainement réussi à débloquer quelque chose.
Bon, j’avoue, ce n’est pas de la magie, cela s’explique très bien par les neurosciences. Mais là n’est pas le sujet.

Je vais vous donner un exemple de situation très concrète que j’ai vécu personnellement. La 1ère fois que j’ai réalisé une divinité entière (car on peut juste faire une tête de Bouddha par exemple), je n’arrivais pas à dessiner les mains, mais vraiment pas. J’étais dans une période un peu délicate on va dire de procrastination, je n’arrivais pas à passer à l’action. Alors je me suis acharnée jusqu’à ce que j’arrive à réaliser des mains potables (bon, c’était pas digne d’un grand artiste, mais ça ressemblait à des mains). Et truc hallucinant, quelques jours plus tard, j’ai réussi à totalement débloquer ma situation en passant à l’action.
Pire que ça, je n’ai plus eu de problèmes à dessiner les mains, je m’améliore même un peu plus chaque fois (normal me direz-vous).
Et des exemples comme ça, j’en ai des tonnes.
C’est clair qu’à chaque Tangka, il se passe quelque chose.

C’est d’autant plus facile de lever ces blocages que lorsqu’on dessine, on est « objectif » c’est-à-dire qu’on ne peut pas tricher. On a beau se représenter soi-même, on reste détaché.

Alors imaginez si vous mettez une intention derrière tout ça…

L’intention

Mon dernier Tangka
Mon dernier Tangka

Poser une intention, dans beaucoup de circonstances, est clairement quelque chose de très important.
Le dessin de Tangka ne fait pas exception.  Ce n’est pas une obligation, mais cela est un vrai plus. Si vous avez vraiment saisi l’impact que peut avoir ce type d’exercice sur vous (et/ou votre entourage), vous comprenez à quel point y ajouter une intention peut démultiplier les effets.

Je vous donne un exemple: il y a 5 ans, j’étais dans une situation compliquée avec un boulot qui ne me convenait pas du tout à tel point que je m’en suis rendue malade. Comme j’étais coincée à la maison en arrêt maladie, j’ai décidé de dessiner un Tangka avec la ferme intention de changer tout ça. Il était temps de revenir à mes passions. Je me suis donc mis en action. Il m’a fallut plusieurs mois pour réaliser mon Tangka parce qu’à grande intention, grand Tangka 🙂 (c’est comme ça que je le voyais, pour laisser le temps de mûrir les choses aussi).
Vous savez quoi? Peu de temps après que j’ai terminé mon œuvre, tous s’est enchaîné, et même plus que ce que j’imaginais (vous pouvez voir la vidéo par ici).

C’est d’une efficacité redoutable.

Qui peut dessiner un Tangka?

Tout le monde, à partir de 10 ans environ.
Que l’on sache dessiner ou non.
Si l’on ne sait pas dessiner, pas de soucis, la trame est là en soutien.
Il est même possible d’apprendre à dessiner par cette technique (c’est d’ailleurs de cette façon que les tibétains apprennent).

Le mieux est de commencer par dessiner une tête, que l’on sache dessiner ou pas, puis d’augmenter la difficulté au fur et à mesure pour enfin réaliser des Tangkas complexes.
De cette façon, on s’approprie la technique petit à petit.

Un Tangka au trait
Un Tangka au trait

Conclusion

Il est indéniable que le dessin de Tangka est un merveilleux outil de développement personnel et pourtant, il reste méconnu. C’est bien dommage.
Les mandalas (que nous retrouvons aussi dans certains Tangkas) sont utilisés depuis des dizaines d’années par des milliers de personnes, mais pas les Tangkas. Pourtant, travailler avec les Tangkas est beaucoup plus subtil et profond, cela n’a pas du tout la même dimension.

Je vous invite à tester gratuitement en dessinant une tête de Bouddha en vous inscrivant ci-dessous pour recevoir le livret qui va vous guider pas à pas pour dessiner votre 1er Tangka.

Dessinez un Boddhisatva en couleurs en 8 étapes


 

Je vous invite également à aller visiter le blog tangkas.co-createurs.com pour y découvrir tout ce qu’il y a à savoir sur l’art des Tangkas.

2 commentaires sur “Tangka: comment se comprendre… en se faisant plaisir?”

Laisser un commentaire

​Newsletter

​Marre de bricoler ton entreprise? Adopte les bons outils!